Les fondateurs de l’Institut franco-asiatique des droits de l’homme (IFADH) figuraient parmi les invités du séminaire international « The Future of Human Rights under an Evolving International Order », organisé à Paris le 21 mai 2026 par plusieurs institutions académiques européennes et chinoises.
Le présent compte-rendu rassemble, dans le plus de détails possibles, les notes prises au cours des différentes interventions par Hugo Martin, trésorier de l’IFADH. Il restitue les principales analyses, positions et débats entendus lors de cette rencontre réunissant juristes, universitaires, diplomates, chercheurs et responsables institutionnels venus de plusieurs pays européens et asiatiques.
Au-delà du relevé des interventions, ce document propose également, en conclusion, plusieurs éléments d’analyse sur la genèse probable du séminaire, les rapprochements intellectuels et institutionnels qu’il a permis, ainsi que les finalités stratégiques susceptibles d’avoir motivé l’organisation de cet événement.
Auteur/autrice : Hugo MARTIN
Pierre-Hugues Barré, “Un paradoxe français : les lois de 1901 et 1904 et les congrégations religieuses”, Revue française de droit administratif, mars-avril 2021, p. 254-260.
La IIIe République limita fortement l’enseignement congréganiste sur le territoire français, tout en continuant à soutenir certaines congrégations françaises à l’étranger lorsqu’elles servaient l’influence culturelle et diplomatique de la France. Pierre-Hugues Barré met en lumière une tension historique féconde entre laïcité, liberté d’enseignement, politique intérieure et projection internationale en Orient et au Levant.

Le Premier ministre chinois Li Qiang (4e à gauche) écoute le président du Conseil européen António Costa (2e à droite) s’exprimer en présence de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (3e à droite) et de la haute représentante de la Commission européenne pour les affaires étrangères Kaja Kallas (à droite), lors du 25e sommet Union européenne-Chine au Palais de l’Assemblée du Peuple à Pékin, le 24 juillet 2025. (Andres Martinez Casares/Pool/AFP)
Article traduit librement de l’anglais par l’IFADH, avec l’aimable autorisation de son auteur, Eric Hendriks. Publication originale le 14 octobre 2025 dans la revue Hungarian Conservative.
Ah, oui, notre bonne vieille Commission européenne, cette vénérable institution à laquelle nous avons, au fil des ans, confié des missions toujours plus stratégiques, partant du principe que cela renforcerait l’Europe. Et voilà que la Commission a trouvé son concept phare : le dé-risquage.
Ce terme est apparu comme une version atténuée de l’idée américaine de découplage, apparue sous la première ère Trump : la tentative des États-Unis de rompre leurs liens technologiques et économiques avec la Chine. Aux oreilles européennes, cela paraissait un peu trop radical ; pourtant, naturellement, les Européens souhaitaient tout de même imiter l’Amérique.
C’est ainsi qu’est né le dérisquage : non pas une rupture totale avec la Chine, mais un gel sélectif des liens stratégiquement sensibles sous couvert de réduction des risques.
Cela paraît raisonnable, non ? Qui pourrait bien s’opposer à une réduction des risques ?
Or, le dérisquage ne diminue en rien l’exposition géopolitique de l’Europe. Elle ne fait qu’enchaîner les relations Europe-Chine, restreignant la marge de manœuvre stratégique de l’UE, au grand plaisir de nos adversaires du Kremlin.
Avant tout, la politique de dérisquage accentue la dépendance asymétrique de l’Europe vis-à-vis de Washington, ce qui constitue un risque en soi. L’été dernier, l’UE s’est retrouvée en position de faiblesse lors des négociations avec Trump, notamment parce qu’elle n’avait pas approfondi ses liens avec Pékin ces dernières années.
L’Amérique côtière est devenue notre principal point d’orientation : pour notre sécurité militaire, notre infrastructure financière, nos médias sociaux, et même notre débat public. Washington le sait et exploite cette dépendance unilatérale par le biais d’une politique commerciale intransigeante, conçue pour s’enrichir aux dépens de l’Europe.
Enchaînée
Mais comment, pourrait-on se demander, ce dérisquage enchaîne-t-il les relations sino-européennes ? Après tout, il ne fait que manifester une volonté de modérer l’engagement. Rien de radical. On continue de coopérer, mais à un rythme moins soutenu : non par mépris, mais parce que l’autre nous met parfois mal à l’aise. Une attitude plutôt sensée, pourrait-on penser.
Non, l’idée de dérisquage est une erreur fatale. C’est un peu comme dans une relation amoureuse naissante : le désir d’approfondir la relation est essentiel à sa santé. Dès l’instant où vous annoncez à votre partenaire que vous recherchez quelque chose de moins important, vous avez très probablement amorcé la fin.
Les grandes puissances sont plus indulgentes que les amants, car leurs options en politique internationale sont plus restreintes. Mais la diplomatie aussi a besoin d’un horizon : d’un but commun. Dire à l’autre partie que l’on souhaite moins de liens, c’est épuiser la relation.
Ce manque d’énergie affecte aujourd’hui le lien entre l’Europe et la Chine, un partenariat dont le potentiel reste tragiquement sous-estimé. La Chine a beaucoup à offrir à l’Europe : elle est le premier producteur industriel et innovateur technologique mondial, et l’héritière de l’une des civilisations les plus brillantes de l’histoire.
De plus, l’UE et la Chine partagent une responsabilité commune. Alors que la sphère d’influence américaine s’effondre sous le poids de la polarisation politique intérieure (un processus qui se manifeste extérieurement par des pressions économiques et, plus largement, par un désordre destructeur), ce sont précisément l’UE et la Chine, les deux plus grands blocs économiques après les États-Unis, qui demeurent indispensables à la stabilité internationale, aussi fragile soit-elle.
Un combat cosmique
Tout cela peut paraître étrange aux oreilles libérales occidentales, habituées qu’elles sont à percevoir la politique mondiale comme un combat cosmique entre la lumière de l’Occident libéral-démocratique et les ténèbres de l’autoritarisme. Dans cette perspective, la Chine est « autoritaire » (et donc une source potentielle de désordre) tandis que les Occidentaux libéraux et l’Union européenne incarnent, naturellement, la « liberté » et la « démocratie ». Pour de nombreuses raisons, il s’agit d’une vision simpliste, égocentrique et complaisante, mais ce n’est pas ici le lieu d’en déconstruire la métaphysique politique.
Permettez-moi plutôt d’esquisser un autre contraste, bien plus pertinent au regard de la situation internationale actuelle : le personnalisme de Trump face à l’approche bureaucratique de l’UE et de la Chine. Le président Trump transforme la politique internationale en une arène de négociations (des négociations entre les dirigeants des grandes puissances) tandis que l’UE et la Chine sont de vastes empires bureaucratiques modernes, à l’aise dans des cadres institutionnels soigneusement élaborés.
Bien sûr, les Américains (et surtout les trumpistes) sont bien plus mesurés que les bureaucrates de Bruxelles et de Pékin. Et si Trump parvenait à négocier un cessez-le-feu durable en Ukraine, nous, Européens, devrions lui en être sincèrement reconnaissants. Mais il n’en reste pas moins que l’ordre mondial, la structure des relations internationales, requiert des bureaucrates.
En termes chinois : l’UE et la Chine sont appelées à exercer un leadership fondé sur la légitimité humaine (王道, wangdao). Là où cette légitimité fait défaut, surgit le pouvoir arbitraire (霸道, badao). Le badao se manifeste aujourd’hui par la volonté de domination de l’administration Trump, qui cherche à exploiter les États et les dirigeants les plus faibles par le biais de guerres commerciales et d’autres instruments de pression.
Naturellement, il existe des différences entre les conceptions européenne et chinoise de l’ordre international, mais ces différences sont surmontables. Ceux qui nient catégoriquement cela doivent expliquer pourquoi la vision chinoise de la coexistence mondiale (y compris ses points de vue sur le commerce, les infrastructures financières, les routes maritimes, le développement pacifique et le monopole de la violence par l’État moderne serait fondamentalement incompatible avec celle de l’UE.
Oui, il existe une différence de régime, mais n’exagérons rien. La Commission européenne et l’État-parti chinois sont tous deux de vastes bureaucraties modernes, chacune s’efforçant de développer les régions périphériques et brandissant l’étendard de la « diversité » et de l’« inclusion », tout en se considérant comme le centre moral de la vertu politique. À vous d’en tirer vos conclusions. L’UE a beau ne pas souhaiter ressembler à la Chine, elle lui ressemble pourtant à bien des égards.
Importance stratégique de toute urgence
Pour l’Union européenne, le rapprochement avec la Chine revêt une importance stratégique urgente. Nous avons plus que jamais besoin d’alliés, maintenant que la Russie a envahi l’Ukraine et que cette guerre dévastatrice s’éternise. Le simple fait que le Kremlin s’inquiète à la perspective d’un approfondissement des relations entre l’Europe et la Chine est révélateur.
Parallèlement, l’UE et la Chine subissent toutes deux la pression de la politique de puissance économique de Washington (un domaine où l’Europe est bien plus faible que Pékin).
Pékin dispose de puissants atouts. En réponse aux droits de douane élevés imposés par les États-Unis sur les produits chinois, la Chine a restreint ses exportations de terres rares transformées, essentielles à la fabrication de satellites, de panneaux solaires, de véhicules électriques, de semi-conducteurs et de systèmes de guidage de missiles. La Chine domine l’extraction et le raffinage de ces terres rares et laisse désormais les importateurs américains se retrouver pris au piège de ses contrôles à l’exportation.
On récolte ce que l’on sème. Washington a intensifié sa guerre commerciale contre la Chine en début d’année et en subit aujourd’hui les conséquences.
L’Europe, cependant, en ressent les effets presque aussi durement. L’analyste géopolitique Joris Teer, qui a étudié la question en profondeur, constate que les importateurs européens, notamment dans le secteur de la défense, continuent de pâtir des nouvelles restrictions chinoises à l’exportation. Depuis le sommet Europe-Chine de juillet, la situation s’est quelque peu améliorée : les entreprises civiles européennes bénéficient désormais d’un accès facilité grâce à une voie préférentielle, appelée « canal vert » (绿色通道) en chinois, dont le fonctionnement est effectivement un peu plus fluide.
Davantage de chaînes d’approvisionnement européennes devraient être admises sur ce canal. Et ce dernier gagnerait à être plus rapide. L’Europe a besoin de ces terres rares transformées ! Nous ne devrions pas avoir à subir les conséquences de la politique étrangère imprudente de nos amis américains, aussi sympathiques soient-ils.
Teer constate que la diminution des approvisionnements en terres rares des fabricants d’armement européens menace de freiner le développement d’une base militaro-industrielle solide au sein de l’UE. Or, cette base est loin d’être anodine : à long terme, elle doit renforcer notre flanc oriental face à l’expansionnisme russe et réduire la dépendance de l’Europe à l’égard des armements américains, dont le prix est exorbitant.
Doutes chinois
On pourrait se demander : pourquoi ne pas simplement envoyer une mission diplomatique européenne à Pékin pour souligner une fois de plus que nous ne sommes pas les Américains ? Mais c’est là que le bât blesse : du côté chinois, de sérieux doutes persistent quant à l’indépendance stratégique de l’Europe vis-à-vis des États-Unis. J’en ai eu une nouvelle fois la confirmation lors de deux conférences sur la coopération Europe-Chine auxquelles j’ai participé récemment à Pékin.
Ces doutes sont compréhensibles, non seulement à cause de l’OTAN, mais aussi parce que les Européens, politiquement, intellectuellement et dans leur imaginaire social même, restent attachés à une vision unilatérale centrée sur les côtes américaines.
De plus, la Chine ne peut tenir pour acquis que le réarmement de l’Europe servira des fins purement harmonieuses, à savoir consolider un cessez-le-feu durable en Ukraine et une stabilité pérenne en Europe de l’Est. Les Européens peuvent trouver ces inquiétudes chinoises étranges, car l’image que nous avons de nous-mêmes est celle d’un artisan de la paix. Nous n’en avons peut-être pas toujours été ainsi, mais aujourd’hui, nous incarnons la paix elle-même, du moins c’est ce que nous disons. Hors d’Europe, cependant, la perception est bien différente.
Le plus choquant est le ton idéologique irresponsable des dirigeants de l’UE, parmi lesquels notre plus haute diplomate, Kája Kallas. Mme Kallas, chef de la diplomatie européenne et ancienne Première ministre d’Estonie, a fantasmé publiquement sur la désintégration de la Russie en « petits États ».
Lors de sa rencontre avec Wang Yi, membre du Politburo chargé des affaires étrangères, elle a insisté sur la nécessité de « vaincre » la Russie sans ménagement, martelant le sujet avec une telle véhémence que Wang s’est senti obligé d’expliquer qu’un tel objectif ne saurait correspondre à la politique chinoise envers son voisin. Il est absurde qu’il ait à le préciser ; la position stratégique de la Chine n’est, après tout, pas celle de l’Estonie. Une Russie fracturée par un conflit interne violent serait tout sauf harmonieuse pour la région chinoise. Si la Russie sombrait dans la guerre civile, une vaste zone, s’étendant de l’Europe de l’Est à l’Eurasie septentrionale jusqu’aux frontières de la Chine, sombrerait dans le chaos.
Le ton belliqueux des dirigeants européens renforce, du côté chinois, l’image d’un Occident idéologiquement agressif, expansionniste et dominateur de par son essence même culturelle. Des intellectuels chinois comme Jiang Shigong (强世功) parlent d’« esprit romain » ; et ont-ils tort ? Cette image romaine, il va sans dire, ne contribue guère à rassurer les Chinois quant à la fourniture de terres rares transformées à notre secteur de la défense. Il est regrettable que les Européens (libéraux) paraissent si belliqueux aux yeux des Chinois, car une grande partie de la rhétorique agressive de l’Europe n’est que posture, vaines fanfaronnades moralisatrices déguisées en courage. En réalité, l’Europe et la Chine partagent les mêmes intérêts fondamentaux dans la guerre en Ukraine : un cessez-le-feu rapide et durable, et la prévention d’une nouvelle escalade.
Dès le début, la Chine a appelé à une trêve ; elle n’a pas reconnu les gains territoriaux de la Russie (y compris l’annexion de la Crimée en 2014) ; et elle ne fournit aucune arme à Moscou. Ce sont là des faits importants. Le terrain reste fertile pour les relations sino-européennes.
Tentative timide
La Commission européenne a certes tenté de renforcer ses relations avec la Chine, mais sans grande conviction, tentative qui a culminé avec le sommet UE-Chine du 24 juillet à Pékin. Les résultats furent maigres. Et les événements qui ont entouré ce sommet ont révélé le manque de compétences stratégiques de la Commission.
Animée par une vague intuition que l’Europe et la Chine pourraient se renforcer mutuellement au moment où le Kremlin mène une guerre en Ukraine – une démonstration sanglante de force – tandis que la Maison Blanche bombarde le monde de sa propagande économique, la Commission européenne avait initialement sollicité un sommet avec Pékin.
Pourtant, la Commission n’a pas su trouver l’état d’esprit adéquat. Les diplomates européens ont adopté une attitude accusatrice, comme j’ai pu le constater de visu de la part de leurs homologues chinois. Le reproche, quelque peu exagéré, était que la Chine aurait dû sacrifier ses relations avec son voisin du nord au profit des intérêts européens.
Pire encore, l’équipe de Kaja Kallas a, pour des raisons inconnues, divulgué des informations confidentielles issues des discussions préparatoires au sommet avec Wang Yi.
Les Chinois ont réagi en réduisant la réunion, initialement prévue sur deux jours, à une seule journée. Aucun haut responsable n’est venu accueillir la délégation européenne à l’aéroport ; les envoyés ont simplement été conduits dans un bus sur le tarmac. Une situation embarrassante.
Par la suite, Ursula von der Leyen a déclaré que le sommet avait été un succès pour la mise en œuvre de sa politique de réduction des risques : « Nous mettons en œuvre avec prudence une stratégie de réduction des risques. »
Une affirmation absurde. Il n’est pas nécessaire de se précipiter à Pékin avec l’ensemble des dirigeants de l’UE pour réduire les risques. Prendre ses distances est tout à fait possible à distance. Lorsque la Commission a initialement demandé la tenue de ce sommet au printemps, elle avait certainement un autre plan en tête.
L’idée en elle-même
Le problème réside dans l’idée même de réduction des risques. Elle engendre précisément ce type d’illettrisme stratégique qui caractérise si bien la Commission, sa chef de la politique étrangère, Kaja Kallas, et plus largement les libéraux d’Europe occidentale. La réduction des risques semble, en apparence, équilibrée et prudente, mais elle s’enracine dans l’imaginaire d’une lutte cosmique, un combat entre le Bien et le Mal.
D’un côté, le Bien : les démocraties libérales, le progrès, l’Occident, la vérité, les droits, la liberté, l’égalité, etc. De l’autre, le Mal : l’immoralité, les violations des droits de l’homme, la « corruption », les « nationalistes » et les « régimes autoritaires ».
Avec ces derniers, on souhaite n’avoir aucun contact, ou du moins un contact minimal.
Et c’est précisément pourquoi une telle vision moralisatrice du monde ne peut engendrer une pensée stratégique. Considérer autrui comme corrompu et préserver sa propre pureté morale en se tenant à distance ne constitue pas une base viable pour explorer la pluralité des systèmes politiques, des cultures et des idéologies du monde, et encore moins pour tisser des liens stratégiques au sein de cette pluralité.
La question de la réduction des risques a également été abordée lors d’une conférence sur les relations sino-européennes à laquelle j’ai récemment participé à Pékin. Une chercheuse européenne a rappelé aux experts chinois et européens présents que l’une des sous-catégories de la réduction des risques est le « partenariat », selon le cadre théorique de la Commission européenne. Elle espérait ainsi atténuer les inquiétudes suscitées par ce concept.
Mais une spécialiste chinoise de l’UE est intervenue. Elle a souligné que le « partenariat », tel que défini dans les documents officiels de l’UE, est précisé comme une coopération avec des « partenaires partageant les mêmes valeurs ». Et, bien sûr, les experts chinois de l’Europe savent parfaitement ce que cela signifie : autrement dit, pas avec la Chine.
Ainsi, la réduction des risques demeure prisonnière d’une vision du monde qui, en fin de compte, amalgame la Russie et la Chine, explicitement ou implicitement, dans une seule et même catégorie morale : celle de la contamination « autoritaire ».
Pourtant, ces deux puissances possèdent des systèmes politiques, des contextes civilisationnels et des relations avec l’Europe totalement différents. De ce fait, la pensée de réduction des risques restreint la marge de manœuvre diplomatique de l’Europe et, plus fondamentalement, bride son imagination intellectuelle.
Sociologue et directeur de la China Initiative du Telos-Paul Piccone Institute, Eric Hendriks travaille sur la pensée politique chinoise contemporaine, les conceptions chinoises de l’ordre mondial et le dialogue intellectuel entre la Chine et l’Occident.
